Tournons notre attention maintenant sur l'idée que le "principe" de la dîme est supporté par le Nouveau Testament (NT). Qu'en est-il? Tout d'abord, dans le NT on en parle à peu près pas. La concordance française (Chouinard et Cochrane 1980 DEQ) indique que la dîme n'est mentionnée que 9 fois dans le NT contre 33 dans l'AT. Évidement les chiffres ça ne dit pas grand chose en soi (l'AT est deux fois plus volumineux). Faut voir ça de plus près. Sur 9 versets, 6 ne sont que descriptifs (c'est-à-dire Heb.7: 2,4,5,6,8,9), décrivant un événement historique (Abraham donnant la dîme à Melchisédek), mais ça ne va pas plus loin que ça car le texte n'est accompagné d'aucun ordre ou recommandation à l'égard de la pratique contemporaine pour le lecteur visé. Le point que l'auteur veut faire se rapporte à la fin de l'ère de la loi[5]. Un autre verset, Luc 18: 12 vise le jeune homme riche qui était bien fier d'affirmer, qu'entre autres, il payait sa dîme. On sait tous comment ça c'est terminé... Apparemment Dieu n'a pas été bien impressionné. Les deux autres versets qui restent visent un même événement où Jésus parlait aux pharisiens et aux scribes (dans les évangiles de Matt. et Luc). Il s'agit aussi du seul support apparent pour le "principe" de la dîme dans le NT. http://www.samizdat.qc.ca/vc/theol/dime.htm
"on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)
Certaines églises enseignent d'observer la dîme sous prétexte qu'elle avait été pratiquée avant que la loi soit donnée à Moïse, cf. Lé.27:30-32. Par exemple, Abraham avait donné la dîme à Melchisédek, cf. Ge.14:20, mais pour être logique avec ce raisonnement on devrait aussi enseignent l'observance de la circoncision qui précède aussi la loi de Moïse. Or pour la circoncision le NT déclare que la circoncision n'est rien mais que l'observance des commandement de Dieu est tout, ce qui compte c'est d'être une nouvelle créature, cf. Ga.6:12-16.
Pour les juifs sous la loi c'était 10% de tout ce qu'ils produisaient, même les herbes comme la menthe soulignait Jésus, cf. Lu.11:42. C'était dans les coutumes de l'époque de donner la dîme à la divinité, les Lydiens, les Phéniciens, les Carthaginois et d'autres peuples de l'antiquité prélevaient aussi des dîmes pour leurs dieux.
Comme cela était prévisible dans la nouvelle alliance il n'est pas question d'un pourcentage coulé dans le ciment, le principe étant de donner librement avec joie, cf. 2Co.9:6-8, il ne saurait y avoir de contrainte, nos dons - pas seulement d'argent mais de temps et d'énergie - reflètent la priorité de nos valeurs et déterminera notre pauvreté ou notre richesse céleste et éternelle.
"on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)
Réponse: La dîme est une question contre laquelle beaucoup de Chrétiens luttent. Dans beaucoup d'Eglises la dîme a trop d'importance. En même temps, beaucoup de Chrétiens refusent de se soumettre à l'exhortation Biblique dans l’intention de faire des offrandes au seigneur. La dîme / le don doit être une joie, une bénédiction. Malheureusement, c'est rarement le cas dans l'Eglise d’aujourd'hui.
La dîme est un concept de l'Ancien Testament. La dîme était une exigence de la loi selon laquelle tous les Hébreux devaient donner 10 % de ce qu'ils avaient gagné et avaient cultivé au Temple (Lévitique 27:30; Nombres 18:26; Deutéronome 14:24; 2 Chroniques 31:5). Certains comprennent la dîme de l'Ancien Testament comme une méthode de taxation pour pourvoir aux besoins des prêtres et Lévites du système sacrificiel. Le Nouveau Testament n’ordonne nulle part, ni même ne recommande que les Chrétiens se soumettent à un système de dîme juridique. Paul dit que les partisans devraient mettre de côté une partie de leur revenu pour soutenir l'Eglise (1 Corinthiens 16:1-2).
Le Nouveau Testament n'assigne nulle part un certain pourcentage de revenu à mettre de côté, mais dit seulement qu'il doit être “selon sa prospérité” (1 Corinthiens 16:2). L'Eglise Chrétienne a essentiellement repris le chiffre de 10 % de dîme de l'Ancien Testament et l'a appliqué comme “un minimum recommandé” pour les Chrétiens dans leurs dons. Cependant, les Chrétiens ne devraient pas se sentir obligés à toujours donner la dîme. Ils devraient donner ce qu’ils sont capables, “conformément à leur revenu.” Cela signifie donner parfois plus, et parfois avoir l'intention de donner moins. Tout cela dépend de la capacité du Chrétien et des besoins de l'Eglise. Chaque Chrétien devrait diligemment prier et chercher la sagesse auprès de Dieu quant à savoir s'il faut participer à la dîme et/ou savoir combien il devrait donner (Jacques 1:5). “Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.” (2 Corinthiens 9:7).
"on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)